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Accès à l'eau

La situation à Zogoré

Analyse de la situation de « l'accès à l'eau » dans la commune (16 villages)

En 2010, la population vit toujours dans un habitat dispersé dans chacun des villages, ce qui constitue un frein majeur pour l’accès à l’eau et la mise en place de systèmes d’assainissement.
Située dans le Sahel, Zogoré fait partie de la région climatique la plus sèche du pays (précipitations pouvant descendre à 150 mm par an sur 2 mois) et généralement la hauteur de pluies reste inférieure à 600mm pour une saison des pluies qui dure 2 à 3 mois, ce qui entraine une réduction progressive de la nappe phréatique.

Situation des installations et taux de couverture (données venant du plan communal 2010-2015)

• Le taux d’accès à l’eau potable pour l’ensemble de la commune est estimé à 55,1% (en 2009).
En milieu rural, les résultats attendus du Plan national en 2015 sont :
• Un taux d’accès à l’eau potable pour 80% des ruraux
• Un taux d’accès à l’assainissement pour 54%

Les problèmes de santé

La commune dispose de 3 Centres de Santé et de Promotion Sociale (CSPS) à Zogoré, Ninga, et Nango Yarcé.
Le CSPS de Zogoré couvre 10 villages en sus de Zogoré Centre (sur les 16).
Outre le paludisme, on note beaucoup de pathologies liées à l’eau et à l’assainissement.
Les maladies, certaines affections de la peau, et les parasitoses intestinales auraient pour origine de mauvaises conditions d’hygiène, de l’eau de boisson, et du cadre de vie. Le recours aux puits traditionnels (non couverts), par un nombre important de villageois, pour l’approvisionnement en eau de boisson, constitue également un facteur non négligeable.
L’état de santé de la population est influencé par deux facteurs importants : la couverture insuffisante en eau et le déficit en hygiène individuelle, collective, et en assainissement.

Etat des lieux de l’accès à l’eau et de l’assainissement

En 2010, sur 62 forages que compte la commune, 85,5% sont fonctionnels.
En 2015, 16,67% des forages auront plus de 30 ans et devront être remplacés.
Des puits existent depuis 1966. En 2009, il y avait 37 puits dans la commune : 16 ont un caractère temporaire (lié à la pluviométrie), 19 sont permanents et 2 sont abandonnés. Ces puits procurent une eau impropre à la consommation, sauf si elle est traitée.

Bilan global du système d’approvisionnement

• Un nombre de points d’eau moderne (forages) insuffisant
• Des ouvrages mal répartis dans l’espace communal
D’où la priorité communale dans laquelle VIA ZOGORÉ a engagé depuis 2013 un partenariat : la création de nouveaux forages, et la rénovation d’anciens, ainsi que leurs abords.

Les Problèmes d’Assainissement

L’amélioration de l’assainissement reste un défi majeur à relever pour la commune.
• La couverture en latrines familiales reste faible, et seulement 6,87% des ménages disposent de latrines modernes.
• Le taux de couverture en latrines familiales est de 4,76%
• Le taux de couverture en latrines aux CSPS est de 33,33%
• Le taux de couverture en latrines dans les écoles classiques est de 59%

Le choix du projet de « Via Zogoré » en 2014/2015

A Zogoré, le choix des Burkinabè en matière de création et de rénovation des forages est devenu évident : il fallait définir une priorité dans cet ensemble extrèmement précaire.
Constatant le sous-équipement de Zogoré Centre et de Nango en relation avec la population effective, la décision d’effectuer un nouveau forage à Nango, et d’installer une borne fontaine à Zogoré Centre s’est tout de suite imposée. Parallèlement, la réhabilitation de 11 forages et la rénovation des abords de 3 autres ont été également retenues comme indispensables.
Par ailleurs, a été décidée la création de doubles latrines à Zogoré Centre et à Nango, là où de nombreux habitants se rendront pour s’approvisionner en eau.

Il s’agit d’assurer ou de pérenniser dans le temps l’accès à l’eau pour des villageois qui doivent parcourir à pied plusieurs kilomètres pour se ravitailler.
Rappelons que près de 20% des forages ont plus de 30 ans
et que l’’accès à l’eau potable reste difficile pour 50% de la population.

• En avril 2014, un nouveau forage a été réalisé à NANGO : il alimente les besoins du CSPS et de l’école de Nango Fulcé : jusqu’à cette année, ils n’avaient plus d’eau à proximité.
• Sept forages ont également été rénovés et sont redevenus fonctionnels
• La Borne Fontaine qui sera créée à Zogoré Centre l’an prochain alimentera en eau potable environ 4500 personnes ; la distribution d’eau sera assurée par un fontainier, moyennant une somme modique, qui servira à l’entretien et aux frais de rémunération. L’ensemble du projet sera pérennisé grâce au suivi par un comité de gestion mis en place.
• Des latrines seront construites à proximité des nouveaux ouvrages.

Une nouvelle fois, sensibles aux souhaits de nos partenaires, « Via Zogoré » soutient une réalisation souhaitée par les responsables territoriaux, et effectuée par des entreprises burkinabè.

Les puits

Depuis 1987 :
• 120 puits traditionnels ont été creusés (20 à 30 m de profondeur), destinés à l’usage domestique et maraîcher. Ils ont été bétonnés, pourvus de margelle et d’abreuvoir pour le bétail.
• Huit forages ont été percés (à 60 m de profondeur) et équipés de pompes. Cette eau est consommable par les habitants.

Les forages

Au CSPS de Zogoré

Le forage pour l'alimentation en eau du CSPS de Zogoré a été effectué avec succès fin décembre 2011 !

Lors de son voyage à Zogoré du 2 au 12 février 2012, la délégation linselloise a pu voir l’eau couler aux robinets du Centre de Santé et de Promotion Sociale.
Elle a également pu constater que l’important travail réalisé sur place par l’entreprise locale avait été fait avec beaucoup de sérieux.

L’eau purifiée coule maintenant avec une pression suffisante dans tous les locaux du centre de soins (maternité, dispensaire, infirmerie, cantine,...).

Un réservoir de 1000 litres a été installé à 6 m de hauteur. Il est situé à une dizaine de mètres des premiers bâtiments du CSPS.
L’eau est pompée à 45 m de profondeur.
Le groupe électrogène qui alimente en électricité la pompe immergée a été placé dans un bâtiment réalisé à cet effet.
L’installation d’une échelle à crinoline démontable a permis de sécuriser le travail de la personne chargée de l’entretien quotidien de l’installation

Dans les locaux du centre de soins (maternité, dispensaire, infirmerie, cantine,...) Le réservoir de 1000 litres, installé à 6 m de hauteur Le groupe électrogène et Kader qui sera chargé de son entretien quotidien L’installation d’une échelle à crinoline démontable a permis de sécuriser le travail de la personne chargée de l’entretien quotidien de l’installation

Ce projet très coûteux dans ce Sahel démuni permet de mettre l’eau à disposition non seulement pour les soins, mais aussi pour les hospitalisés (boisson, hygiène), la cuisine des patients et de leurs accompagnants.
Toute l’équipe de Via Zogoré s'est mobilisée afin de permettre le financement de cet équipement : 25000€ ont été nécessaires.

Au CSPS de Ninga

Le C.S.P.S. de Ninga dessert une population d’environ 4 500 personnes.
Des problèmes ayant gâté le puits, les soignants devaient faire 3 kilomètres pour s’approvisionner en eau. Le soir, des calebasses étaient remplies afin de pourvoir à une demande éventuelle d’eau pour la nuit (accouchements).
L’infirmier de ce centre ainsi que le maire de Zogoré ont donc demandé le forage d’un point d’eau.

Ce forage fut réalisé en octobre 2012 ; il fut complété par l'installation d'une pompe manuelle et la sécurisation des abords.
Le prix de cette installation est d’environ 10 000 €. Il s’explique par une profondeur importante du forage afin de garantir une eau de qualité pour les soins.

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